Avertissement : ce post est extrêmement long. Je propose que tu prennes de quoi boire (et réconfortant) et que tu t’installes confortablement.

 

Toi qui te trouve derrière ton écran, peut-être que tu me connais, peut-être que tu ne me connais que partiellement, peut-être que tu ne me connais pas du tout.

Et c’est certainement un petit peu de ma faute :

  • soit tu es un “intime” et il y a peu de choses que tu ne sais pas de moi
  • soit nous nous sommes connus dans certaines de mes activités, et j’ai volontairement cloisonné des moments de ma vie pendant plusieurs années
  • soit nous ne nous connaissons pas et tu passes par ici par hasard, welcome 🙂

 

Je sens qu’il est temps que je me présente un peu plus amplement.

Je suis française, née d’une mère française et d’un père espagnol, galicien plus précisément.

J’étais une bonne petit fille, assez vite indépendante et première en classe. J’ai fait quelques bêtises raisonnables, et mon enfance était plutôt heureuse. Raisonnable est vraiment le mot qui me caractérisait le plus.

Je ne me souviens pas avoir eu une terrible adolescence, j’ai pris très vite mes responsabilités.

J’ai fait des études, longues (diplômées de l’université de Lyon, de celle du Bauhaus, d’une école de commerce, quadrilingue), mais j’ai aussi travaillé relativement tôt, mixant un peu les deux.

Je me suis pas trop mal débrouillée pour entamer ma vie professionnelle, qui a coïncidé au moment où j’ai rencontré l’homme devenu mon mari.

 

Pendant 7 ans j’ai été performeuse burlesque, et j’ai organisé des ateliers et des soirées autour de ce petit bout de culture alternative.

Parallèlement je travaillais en agence de communication, et je ne mélangeais pas mes deux activités, mon esprit vivait très bien la séparation, malgré un emploi du temps très chargé et décalé.

 

Avec le recul c’était une incroyable période d’effervescence et de rencontres, je ne me souviens pas avoir beaucoup eu de doutes : je faisais, beaucoup de choses se mettaient en place, et j’y prenais part. Je me laissais porter par l’énergie. J’ai rencontré des personnes formidables.

 

Jusqu’à ce que tout change en très peu de temps : un mari hospitalisé (mais qui a gardé le sourire), un licenciement économique, une année de remise en question, pour finalement décider de partir vivre à Bruxelles.

 

L’expatriation, même dans un pays aussi proche géographiquement et culturellement que la Belgique, crée une fragilité.

J’ai fait de chouettes rencontre dans le burlesque belge, me permettant de me produire de temps à autre.

J’ai été embauchée par deux fois, pour deux jobs totalement différents, et deux fois je n’ai pas été respectée. Je n’ai pas été payée (ah le rapport à l’argent!). Les affaires sont encore devant la justice à cette heure.

 

Les gens qui me connaissent, “mes intimes” savent que je ne suis pas une personne facilement impressionnable, mais la vérité c’est que dans un autre pays que le tien, tes réalités, tes références sont différentes. Je me suis fragilisée. Malgré moi et malgré mon expérience, j’ai été manipulée.

 

Au début, c’est honteux, et la honte, je déteste.

“On doit être maître de sa vie”, “je décide”, “je fais ce que je veux”… pendant des mois j’ai mis ces petites phrases aux oubliettes, et je m’en veux. Comment j’ai pu les oublier, leur tourner le dos, comment mon ego a pu être le terrain de jeu de personnes n’ayant pour but que leur seule satisfaction?

 

J’ai mis des mois à guérir, j’ai arrêté la scène, je me suis auto-formée sur le développement personnel, la gestion du stress, l’entrepreneuriat. J’ai beaucoup écouté, lu, écrit. Comme un animal blessé, j’ai pansé mes plaies cérébrales, alors que s’ouvraient mes plaies physiques.

J’ai développé toute une série de maladies chroniques, c’est idiot n’est-ce pas?

 

Non ce n’est pas idiot, c’est l’expression d’une souffrance silencieuse et pernicieuse.

Je n’ai pas été respectée, et je ne me suis pas respectée moi-même, culpabilisant, en étant toxique pour moi-même.

 

J’ai la chance d’être portée par un mari extraordinaire, sans lui, je n’écrirai pas aujourd’hui.

Il m’a portée à bout de bras alors que je coulais, lestée par tant de mal-être.

 

Et finalement, un jour, je suis remontée à la surface, finalement j’ai repris mon souffle.

Quand? Impossible de le dire, mais des choses ont changé dans mon rapport au monde, à mon corps, à ma famille, à mon être le plus profond.

 

Alors finalement qui suis-je aujourd’hui?

 

Je suis une femme qui aspire à une vie imparfaite, ajustée à mes envies.

Je me donne le droit de changer d’avis, d’être bienveillante avec moi-même et égoïste, parce que c’est comme ça que je peux aimer le mieux ceux qui m’entourent et mon diamant, mon mari.

 

Chaque jour je crée un peu plus cette vie.

Et non, je ne le ferai pas dans la souffrance. Les compromis auquel j’adhèrerai seront supportables, et je n’irai plus là où “je ne sens pas les choses”.

 

Authenticité

Joie

Rire

Partage

Bienveillance

Créativité

Excellence

Amour

Imperfection

Intuition

*liste non exhaustive de mes valeurs

 

Comme je l’ai dit dans ma description, ce blog est un laboratoire d’expression, et je pense qu’il était nécessaire et juste que je me dévoile un peu plus pour que nous puissions échanger sur de bonnes bases.

 

Et toi, qui es-tu?

#findupostegocentré

 

 

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