A toi qui pense que la créativité ne te concerne pas – tu n’es pas artiste- cet article est fait pour toi!

La créativité semble souvent réservée aux artistes, je pourrais même préciser « artistes déclarés », mais est-elle « interdite » aux personnes lambda? Peut-on vivre une « vie créative »?

Mes récentes lectures m’ont permis de creuser un peu plus la question de la créativité, comment la définir, comment la vivre, comment l’exprimer.

Quand je pense à la créativité, je pense à l’immense quantité de possibles dans l’univers.

Nous sommes tous uniques, nous sommes tous composés d’éléments qui ne seront jamais reproduits à l’identiques une seconde fois (ou ne l’ont jamais été) : nos parents, notre environnement, l’époque dans laquelle on vit etc.

De cette richesse nous pouvons en tirer des manières aussi différentes et multiples de créer.

Créer ne se limite pas à dessiner, chanter ou écrire un roman. La plupart du temps, la créativité s’exprimer dans les actions du quotidien : il s’agit de faire quelque chose, qui souvent est nouveau pour soi. Or ranger un placard de courses est une nouvelle expérience à chaque fois, n’est-ce pas?

Posez-vous deux questions : sur une échelle de 0 à 10, 10 étant le maximum :

  • comment évaluez-vous votre intelligence?
  • comment évaluez-vous votre créativité?

Dans nos systèmes scolaires, la créativité est mise de côté au profit de l’intelligence : on nous enseigne à développer des compétences (lire, écrire, compter). Mais on ne nous enseigne pas à développer notre créativité, à comment mobiliser nos connaissances et notre imagination pour créer, c’est à dire avoir des idées qui apportent de la valeur.

Notre créativité est nécessaire pour répondre aux problèmes que nous rencontrons au quotidien, mais également pour faire face à notre besoin de nous exprimer.

Nous allons chercher ailleurs, autrement, ce qui répond à notre besoin, notre problème.

Je résume donc la créativité ainsi : exprimer une idée, nouvelle pour nous, apportant de la valeur.

Il y a une autre notion que l’on connaît mieux maintenant, et qui s’appelle « le flow ».

 

 

Le flow c’est cet état dans lequel vous êtes lorsque vous êtes pris dans la création de quelque chose qui vous emballe. Par exemple : vous parlez du flow, et plus globalement, écrire ce blog, je le fais dans le flow. Je laisse aller mes pensées pour les taper sur mon ordi, et je ne me relis pas (ou très peu, ce qui explique mes petites « fautes », pour ceux qui m’en ont déjà parlé).

Le flow c’est lorsque tout est fluide, que tout coule de source pour vous. Et ne pensez pas que les autres sont également dans le flow s’ils se mettaient à votre place au moment où vous le faites.

Ma belle-mère fait des gâteaux de folie en quelques minutes : elle maîtrise les techniques, laisser s’exprimer sa créativité en ajouter ou ôtant des ingrédients, et le résultat est toujours parfait! Or j’en connais qui galèrent bien 1h pour faire un simple gâteau aux yaourts…

L’ensemble de votre être, toutes les petites aspérités qui font votre identité se mêlent à vos connaissances et à votre imagination et rendent ce que vous faites à l’instant T, fluide.

Dans une société où on nous impose de vivre sous des contraintes pour être certains d’atteindre un certain bonheur, nous ne travaillons pas la notion de flow, qui pourtant apporterait bien plus de valeurs au monde.

Muscler sa créativité est ainsi devenu un élément essentiel de mon quotidien. Comme l’oxygène dans l’eau des poissons, j’ai besoin de recevoir et d’exprimer ma créativité. Et ça ne passer pas nécessairement par une activité artistique.

Quelques trucs pour muscler et libérer votre créativité:

  • pensez à votre vie et aux instants où vous sentez à l’aise dans l’activité que vous faites : vous vous sentez à votre place, vous avez une bonne image de vous-mêmes, vous êtes capables de le faire encore et encore. Voilà votre flow. Et ça peut aller de faire le ménage à danser un ballet.
  • libérez votre créativité. Voici deux petits exercices qui vont vous permettre de travailler les blocages que nous nous mettons quand il s’agit de lâcher les rennes de notre imagination:
    • les pages du matin : tous les matins, faites de l’écriture automatique sur 3 pages. Ne retenez pas votre pensée, n’organisez pas votre texte, laissez aller. Tous le matins. Les effets sont très puissants.
    • le mind mapping : en travaillant un schéma visuel, coloré, et en partant d’une idée principale, vous laissez aller tout ce que cette idée évoque. Voici une explication bien plus complète ici.
  • agissez « comme si » : vous vous souvenez enfant, on « faisait comme si toi tu étais le chevalier, et moi la princesse ». L’idée est la même. Vous bloquez sur un sujet? Faites appel à votre créativité, et pour la libérer, faites comme si vous étiez un grand pâtissier, comme si cette réunion était une réunion de clowns…

 

 

Ne pas trop se prendre au sérieux. Que vous soyez un artiste accompli, ou que vous soyez une maman super woman (ou pas), créer est une affaire très sérieuse à ne pas prendre trop au sérieux.

Faites de votre mieux, faites-le en pleine conscience et si possible dans le flow, mais une fois la chose faites, passez à la suivante. Votre création n’est pas une divinité. Ce tableau que vous avez mis tant de coeur et de temps à peindre? Dites merci à votre créativité et passez au suivant. Ce gâteau fabuleux que vous êtes fier de poster sur Instagram? Dites vous merci, et passez au suivant.

Un concept très intéressant est que l’inspiration se compose d’idées qui passent dans votre esprit. Et si vous ne les réalisez pas, elles partiront et vous les retrouverez chez quelqu’un d’autre.

Comme de petites fées, elles évoluent d’esprit en esprit. Leur but est d’être réalisées, si vous ne vous en occupez pas, elles iront voir quelqu’un d’autre.

J’aime ce concept, à condition de ne pas se mettre de pression : parfois ce n’est pas le bon moment, le bon endroit, et vous ne ferez rien de cette idée et vous passerez à la suivante.

Mais si vous décidez d’en réaliser une, alors faites-le dans le joie et l’estime de vous-même.

L’idée qu’il faille souffrir pour créer, et de surcroît créer une oeuvre d’art (!), n’est pas légitime pour moi. On peut exprimer de la douleur, oui. Mais le processus de création doit se faire au travers du plaisir que l’on prend à travailler.

On ne ressort rien du fait de travailler, de créer dans la douleur. Bien sûr il y a les idées dont nous n’aimons pas la réalisation. Chez les autres nous dirons que ça ne nous plaît pas, chez nous nous dirons que nous avons « échoué ». Voilà une bonne raison de passer à l’idée suivante!

Au final, idées, actions, flow, puis de nouveau action… c’est un cercle vertueux!

Que vous soyez artiste, que vous ayez trouver votre canal d’expression propre, ou que vous pensiez ne pas avoir un brin de créativité en vous, passez à l’action. C’est ainsi que vous créerez.

J’ai adoré m’informer sur la créativité et tenter de vous retranscrire ce qui m’a paru le plus important dans toute cette histoire, j’y ai pris beaucoup de plaisir, j’espère que vous en retirerez une meilleure relation avec votre créativité.

 

J’ai la chance de connaître des personnes extraordinaires (je les admire en secret) et je leur ai demandé de me parler un peu de leur rapport à la créativité.

Leurs interviews arriveront dans les prochains articles, merci à eux!

 

Sources:
Power Patate, Florence Servan-Schreiber
Libérez votre créativité, Julia Cameron
Comme par magie, Elizabeth Gilbert

 

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