Guide anti-morosité automnale

A Bruxelles, c’est déjà l’automne.

C’est arrivé d’un coup, un mercredi on était en été. Le jeudi on était en automne.

 

Chaque année il nous fait le même coup, et chaque année je me fais avoir.

 

En déménageant pour le nord, je ne pensais pas souffrir du manque de luminosité.

J’ai vécu une année en Allemagne, plus au nord et plus à l’est, et le peu de jour durant la journée ne m’avait pas vraiment affectée.

Sauf que c’était il y a 15 ans. Et ça, ça change pas mal de choses.

Avec l’âge, on devient sensible à certains éléments de notre environnement, et on s’en rend compte parce qu’on ressent de la gêne.

  • le froid de l’hiver devient chaque hiver plus mordant
  • la chaleur de l’été est à chaque été plus étouffant

Et dans mon cas, le manque de lumière me fait dépérir.

 

Je suis une plante verte.

Voilà le constat, après plus de 3 ans passés à vivre dans une grande capitale européenne, qui plus est, LA capitale de l’Europe : je suis une plante verte.

Il n’y a pas de fleuve à Bruxelles. Oh oui il y a la Senne, qui se faufile en souterrain, et des bouts de quais excentrés que la ville tente désespérément de rendre attrayants. Bref, pas de fleuve.

Or une plante verte a besoin d’eau pour vivre, grandir, s’épanouir, et force est de constater que ça me manque terriblement.

Non pas que je passais mon temps sur les quais de Lyon (à une époque où les quais n’étaient pas aménagés, ni bobo friendly), mais avec 2 fleuves dans une même ville, l’énergie y est différente.

 

A Bruxelles, les trois quarts de l’année, il y a peu de luminosité.

Pourtant, pas de volets aux fenêtres des bâtiments ici. On essaye en vain de faire entrer la lumière à tout prix.

L’été les journées sont incroyablement longues, bien plus longues que ce que j’ai connu jusque là. Et dès qu’elles commencent à décliner, on le ressent très fortement.

Donc un peu moins de luminosité ici, et ça n’aide pas au développement de la plante.

Programme anti-morosité

J’ai donc peaufiné un petit programme pour barrer immédiatement la route à la morosité automnale.

De mes 3 années d’automne, j’ai retenu 2 colonnes d’actions : ce qu’il ne faut PAS faire et ce que je vais faire cette année.

Ce que je ne ferai pas cette année:

 

  • la « réconfort food » : tous les plats à base de féculents et de gras, ainsi que les parts énormes de desserts ou de goûters à base de sucre et de gras. Alors non, je ne vais pas me priver, c’est quand même l’un des plaisirs de l’hiver que de régaler ses papilles (en plus je cuisine très bien!). Mais je refuse d’y jeter mon sentiment morose, la nourriture m’apportera du plaisir, mais pas de réconfort. (En plus tu te sens miséreux dès que tu dois enfiler ta jupe crayon pour les fêtes de fin d’année).
  • je ne ferai pas de régime à base de soupe monodiète débile. Là non plus, je ne vais pas sortir la cravache pour me faire du mal. Une bonne soupe, oui. A tous les repas pour rentrer dans mes vêtements de « quand j’avais 20 ans », non. Et non ça ne « détoxifie » pas, d’ailleurs c’est une idée bien étrange que de vouloir se détoxifier!
  • je ne resterai pas enfermée, même si le temps est maussade ou fluctuant. Je choisis les moments où je sors prendre l’air!

 

 

Ce que je mets en place (là tout de suite parce que ça commence déjà):

  • je profite des bienfaits vitaminiques des légumes : je booste mon immunité! Parce que quand je suis malade, je suis encore plus déprimée/exécrable (ça dépend si vous êtes mon ami ou mon mari!)
  • je continue mes séances de pilates : une bonne dose d’endorphines, ça stimule aussi les neurones! Combo gagnant corps et esprit!
  • je prends tous les jours une mixture à base de miel, thym et gingembre, pour que mon système immunitaire (et notamment ORL) soit activé. Et en plus c’est super bon!
  • je choisis des bouquins qui m’enchantent : pas de violence intellectuelle, alors que je n’ai pas les armes pour me défendre. Donc tout ce qui ne chouchoute pas mes goûts personnels, je les renvoie à l’été.
  • je prépare ma peau à qui l’attend après l’automne : à l’intérieur avec des tisanes pour l’hydratation, à l’extérieur avec une crème réparatrice le soir, hydratante le matin et on n’oublie pas la protection solaire – car même sans soleil, les UV passent au travers des nuages (et nous, on ne veut pas des radicaux libres, non non non!). Et quand l’hiver sera là, d’autres « gestes qui sauvent » seront à mettre en place.
  • je prends soin de mon look : oui j’adore ça, ceux qui me connaissent le savent. Se réinventer chaque jour grâce aux nombreux accessoires de l’automne : écharpes, bérets, bonnets, gants… sans oublier le confort bien évidemment. Alors qu’il ne fait pas encore très froid, on peut mixer des matières légères avec des jolies vestes chaudes, bref, se faire plaisir!
  • je sors de ma zone de confort : le petit cocon tout chaud de la maison est là, prêt à être investi dès novembre. Mais en attendant, je teste des choses que je n’ai jamais fait. Je vous propose : le hula hoop (très énergisant), une nouvelle recette, un autre rythme pour les jours de repos… Arrêter d’avoir toujours les mêmes chemins/réflexes, pour stimuler notre cerveau!
  • surtout, je continue ma routine « anti-routine », et évidemment, écriiiiiiiiiire!

Et vous, est-ce que vous vivez bien l’arrivée de l’automne?

Sinon, quel est votre petit truc anti-morosité?

 

Post n°10, écrit dans le cadre du Défi d'écriture 30 jours, 1 post par jour

 

 

 

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